La Hublotière vous offre une visite de ses jardins et façades
de 12H à 18H00, du lundi au samedi inclus,
du 29 Juillet au 14 Septembre 2013.
Fermeture exceptionnelle le 15 Août.
Visite guidée sans rendez-vous avec conférencière à 12h30, 14h, 15h30 et 17h.

Introduction

La villa Berthe, plus connue sous le nom de « la Hublotière », a été construite du printemps à l'automne 1896 par l'architecte Hector Guimard. Première villa Art Nouveau de Guimard, cette construction vésigondine est contemporaine de la création d’un immeuble de rapport situé dans le XVI° arrondissement parisien, le Castel Béranger (1894-1898). Ces deux édifices peuvent être rapprochés et comparés, on notera le souci de symétrie présent à la Hublotière. Inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1979 (aujourd’hui inscription au titre des monuments historiques), cette villa est un témoignage essentiel de la période où Guimard développe un vocabulaire Art Nouveau et affirme un style architectural personnel qu’il désignera quelques années plus tard sous le nom de « style Guimard ».

La maison s'élève sur trois niveaux, et chaque façade présente une originalité et une identité propre. Assise sur un soubassement de meulière, rappelant l'époque médiévale, puis bâtie de pierre et de brique, la maison semble bien posée, et pourtant reste légère et agréable à regarder.

La grille d'entrée, disposée sur la droite du terrain donne tout de suite le ton, avec son fer forgé « vert tige » et ses courbes fines et élancées. C'est la principale caractéristique du style de Guimard, que l'on retrouve sur pratiquement toutes ses oeuvres.

La façade avant
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Premier projet de Hector Guimard pour la villa Berthe : façade arrière, coupe transversale, élévation du mur de clôture. Avril 1896. Archives communales du Vésinet.



4 façades : 4 personnalités

La façade avant


La façade avant
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La façade principale, qui donne côté rue, présente une symétrie quasi-parfaite. La travée centrale se courbe pour suivre les formes des "bow-window".

Le rez-de-chaussée est constitué de deux baies cintrées donnant accès à une petite terrasse, ainsi qu'une large ouverture centrale qui s'ouvre sur quelques marches.

A l'étage, quatre fenêtres simples et rectangulaires, aux balcons en fer forgé contrastent avec l'imposante fenêtre centrale, et son balcon de pierre en arrondi. Le sommet de chaque fenêtre présente des ornementations similaires à celles présentes à l'intérieur, sur des plafonds, mais avec des motifs plus contrastés.

L'étage-comble est composé de deux lucarnes qui encadrent la principale « bow-window », et le toit est surmonté d'une terrasse délimitée par les balustrades en fer forgé, comme une couronne sur la tête d'un roi.


La façade latérale droite

La porte d'entrée se situe à droite, au fond d'un porche à voûte cintrée, ouvert du coté jardin. Le conduit de cheminée, entourant la fenêtre du rez-de-chaussée, repose sur des culots à différents niveaux. Au niveau de la cave, donc au ras du sol, trois hublots derrière des grilles en fer forgé ont donné le nom de « Hublotière » à la villa. Une seule fenêtre est présente à l'étage, rappelant les fenêtres de la façade côté rue, au même étage. C'est d'ailleurs son seul point commun avec elle.

La façade latérale droite
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La façade arrière


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Cette façade mérite beaucoup d'attention, car elle présente bien des particularités et s'oppose complètement à la façade avant. Totalement dissymétrique, elle présente pourtant elle aussi une travée centrale, mais son organisation est différente.

Nous retrouvons à gauche l'arcade d'entrée, large, créant une profondeur surprenante. Elle est surmontée de deux fenêtres, et d'une lucarne, très semblables elles aussi à celles de la façade côté rue.

A droite, les fenêtres sont placées de façon aléatoire; elles sont de forme et de taille différentes, style « château fort ». La lucarne, semblable aux autres, donne un cadre à tout ce mouvement.


La façade latérale gauche


C'est la façade la moins visible, et celle qui présente le moins d'originalité. Pourtant, Guimard reprend des détails de chacune des faces. Ainsi on y retrouve la fenêtre de la façade côté rue, les hublots et la cheminée de la façade latérale droite, ainsi que la dissymétrie et l'aspect désordonné des fenêtres de la façade arrière.


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Conclusion

La maison du Vésinet est une symbiose remarquable de l'influence néo-gothique simplifiée, inspirée à Guimard par celui qu'il appelait son maître, Viollet-le-Duc et du naturalisme abstrait, que Guimard appréciait tant. L'architecture de l'extérieur et celle de l'intérieur créent un ensemble insolite, tout en restant un endroit agréable à vivre.